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Mentha × piperita

Menthe poivrée

Aussi appelée : menthe anglaise, menthe de Mitchell

Famille botanique

Lamiaceae

Organe distillé

Parties aériennes fleuries

Procédé

Distillation par entraînement à la vapeur d'eau

Composition biochimique

Chromatographie indicative — moyenne de la littérature
Menthol35-55%
Menthone15-30%
Menthyle acétate2-10%
1,8-cinéole3-8%
Isomenthone2-8%

Propriétés documentées

La menthe poivrée est l'une des huiles essentielles les plus étudiées scientifiquement en aromathérapie. Sa très haute teneur en menthol lui confère, selon Franchomme, Baudoux et Festy, une action anesthésiante locale documentée — la sensation de froid intense résulte de l'activation des récepteurs TRPM8. La littérature rapporte également des propriétés antispasmodiques digestives associées à sa fraction cétone (menthone) et à ses esters. Plusieurs études publiées ont évalué son effet sur les céphalées de tension par application topique dilué sur les tempes.

À propos

Hybride de la menthe aquatique et de la menthe verte, la menthe poivrée est l'une des plantes aromatiques les plus cultivées au monde. Son origine est souvent attribuée à l'Angleterre du XVIIIe siècle. Parmi les précautions majeures signalées dans tous les ouvrages figure le risque de spasme laryngé chez l'enfant, rendant son usage en inhalation ou application faciale formellement déconseillé avant un certain âge selon les sources.

Indications traditionnellement documentées

  • Céphalées, migraines — une application très diluée sur les tempes et le front est rapportée dans de nombreux ouvrages et documentée dans des études cliniques préliminaires pour les céphalées de tension.
  • Nausées, troubles digestifs — l'application sur l'épigastre ou l'inhalation sur un mouchoir est traditionnellement mentionnée dans la littérature.
  • Douleurs musculaires localisées — l'application diluée sur la zone douloureuse, exploitant l'effet anesthésiant local du menthol, est documentée dans les ouvrages.
  • Fatigue, manque de concentration — la diffusion ou l'inhalation brève est rapportée comme stimulante dans de nombreuses sources.

Modes d'administration rapportés par la littérature

  • Voie cutanée très diluée : 1-5 % dans une huile végétale selon les usages — voie la plus décrite dans les ouvrages grand public.
  • Inhalation sur mouchoir : quelques gouttes inhalées brièvement, pour la concentration ou les nausées selon les sources.
  • Diffusion atmosphérique : possible mais limitée dans le temps selon les ouvrages.
  • Voie orale : mentionnée dans les ouvrages spécialisés uniquement sur avis d'un professionnel de santé.

Sources documentaires

Comment cette fiche est produite →

Dilution obligatoire en usage cutané (dermocaustique pure selon les sources) — Éviter le contact avec les yeux et les muqueuses — Éviter l'application sur une grande surface corporelle — Ne jamais inhaler directement depuis le flacon

Contre-indications : Enfants de moins de 7-12 ans (spasme laryngé documenté — les sources varient sur l'âge seuil) — Femmes enceintes et allaitantes — Épileptiques — Personnes traitées par homéopathie (antagonisme traditionnel documenté) — Hypertension : signalé dans certains ouvrages

Contenu informatif, non médical.