Camphrier (CT camphre)
Aussi appelée : camphor tree, ho wood camphre, laurier camphre
Huile réservée aux praticiens qualifiés. Selon la littérature aromathérapique, cette huile essentielle présente un profil toxicologique élevé (neurotoxique et/ou épileptogène documenté). Son usage sans encadrement professionnel n'est pas documenté dans les ouvrages de référence.
Famille botanique
Organe distillé
Procédé
Chémotype
Composition biochimique
Propriétés documentées
Le camphrier (Cinnamomum camphora) se décline en plusieurs chémotypes selon la teneur en constituants majoritaires : CT linalol (ho bois), CT 1,8-cinéole (ravintsara), CT safrol, et CT camphre — ce dernier étant la source du camphre naturel. Dominée par le camphre (cétone neurotoxique et abortive à doses élevées), cette huile est classée dans les ouvrages parmi les huiles à manier avec précaution. Selon Franchomme et Baudoux, ses propriétés stimulantes et analgésiques en font une huile d'usage traditionnel pour les douleurs musculaires et articulaires, strictement en usage externe dilué.
À propos
Le camphrier est un grand arbre à feuilles persistantes originaire d'Asie du Sud-Est, cultivé depuis des siècles pour la production de camphre naturel. La distillation fractionnée permet d'obtenir différentes fractions : le camphre blanc (fraction principale, riche en camphre), le camphre jaune (contenant du safrol) et le camphre brun (enrichi en safrol, interdit ou très restreint). Le camphre naturel est distingué du camphre synthétique dans les pharmacopées. Ne pas confondre avec l'huile de ho bois (CT linalol) ou le ravintsara (CT 1,8-cinéole), aux profils biochimiques et toxicologiques très différents.
Indications traditionnellement documentées
Selon les ouvrages cités, le camphrier CT camphre est mentionné dans les contextes suivants.
- Douleurs musculaires et articulaires — un usage en massage externe très dilué est documenté dans la littérature pour ses propriétés analgésiques.
- Troubles circulatoires — ses propriétés stimulantes circulatoires sont mentionnées dans les ouvrages.
- Affections respiratoires — un usage traditionnel en application thoracique externe diluée est rapporté dans les sources.
Modes d'administration rapportés par la littérature
- Voie cutanée très diluée uniquement : 1-2 % dans une huile végétale selon les ouvrages, en application externe localisée.
- Diffusion : mentionnée avec précaution dans certaines sources.
⚠️ Ces informations sont rapportées à titre documentaire. Le camphrier CT camphre contient un taux élevé de camphre (cétone neurotoxique). Toute utilisation personnelle doit être réalisée sous supervision professionnelle. Consulter impérativement un professionnel de santé.
Sources documentaires
- P. Franchomme & D. Pénoël, L'aromathérapie exactement
- D. Baudoux & A. Zhiri, Aromatherapy Essential Oils (éd. française)
- D. Festy, Ma bible des huiles essentielles
- Pharmacopée européenne — monographie camphre
NEUROTOXIQUE (camphre) : doses élevées à éviter impérativement — ABORTIVE : contre-indiquée chez les femmes enceintes — Jamais en inhalation directe ni application sous le nez des enfants — Fractions jaune et brun (safrol) : éviter systématiquement
Contre-indications : Femmes enceintes et allaitantes (formellement) — Enfants de moins de 12 ans — Personnes épileptiques — Insuffisance hépatique ou rénale sévère — Ne pas avaler
Contenu informatif, non médical.